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Confier la vente de sa maison à un courtier immobilier


Vendre une maison n’est pas une mince affaire. À l’importance de l’enjeu financier s’ajoute une avalanche d’aspects techniques et légaux qui requièrent connaissance et expérience afin de conclure une transaction sans anicroche.

Face à la complexité de la tâche, plusieurs personnes choisissent d’en confier le mandat à un courtier immobilier. Mais lequel choisir? Comment déterminer la personne la plus susceptible de mériter votre confiance? À partir de quels critères? Voyons voir.


Compétence certifiée et protection des transactions Une loi encadre l’exercice de cette profession au Québec. Tout courtier immobilier doit détenir un permis délivré par l’Organisme d’autoréglementation du courtage immobilier du Québec (OACIQ). Cette institution a le mandat de protéger le public notamment en évaluant et en reconnaissant la compétence technique du courtier et, par la suite, en encadrant sa pratique.

Le permis atteste les acquis du courtier, par exemple en matière de droit immobilier, d’évaluation immobilière et de rédaction des contrats et documents reliés aux transactions immobilières. Pour obtenir son permis, le courtier doit détenir une couverture d’assurance responsabilité professionnelle protégeant le consommateur en cas de faute, erreur, négligence ou omission. Il est de plus tenu de souscrire au Fonds d’indemnisation du courtage immobilier, qui vise à protéger les clients en cas de fraude, d’opération malhonnête ou de détournement de fonds de la part du courtier ou de l’agence.

Avant de confier un mandat de courtage, il est donc important de s’assurer que le courtier détient bel et bien un permis valide délivré par l’OACIQ. On peut vérifier le tout en consultant le registre des titulaires de permis sur le site Web de l’OACIQ, par téléphone (450 462-9800 ou, sans frais, 1 800 440-7170) ou par courrier électronique (info@oaciq.com). On peut également s’enquérir auprès de l’organisme si le courtier a déjà reçu un avis disciplinaire.


Accès Centris et Realtor.ca Autre aspect intéressant : un courtier membre d'une Chambre immobilière peut offrir la plus large vitrine qui soit à une propriété offerte sur le marché grâce à ses accès complets exclusifs aux systèmes inter-agences Centris.ca et Realtor.ca. Son client vendeur ou acheteur bénéficie ainsi d’une foule d’informations sur toute propriété qui s’y trouve inscrite par quelque courtier autorisé que ce soit.


Quantité « versus » qualité Une fois le statut professionnel bien validé, plusieurs autres données seront susceptibles de faire pencher la balance en faveur d’un courtier plutôt qu’un autre. À titre d’exemple, les statistiques de vente d’un courtier ou la forte présence de ses affiches dans l’arrondissement concerné peuvent être perçues comme des atouts. Tout comme un taux de commission plus modeste. Ces éléments ne sont toutefois pas nécessairement garants de la qualité de son service.

Pour certains autres, c’est le programme de protection offert par l’agence à laquelle le courtier est associé qui deviendra l’aspect déterminant de leur choix. Quant à l’importance à donner à la notoriété de l’agence, communément appelée « bannière », retenez que les courtiers sont des travailleurs autonomes qui œuvrent pour leur propre compte.

Un bon service au meilleur coût possible Au-delà de ces considérations, c’est bien sûr la solide référence d’un proche qui permet d’obtenir l’éclairage le plus précis sur la réelle qualité du service d’un courtier. Autrement, il vous faudra faire vos devoirs. Voici quelques aspects importants à aborder avec les deux ou trois courtiers que vous aurez sollicités dans le cadre d’un processus de sélection :

Obtenez une description écrite détaillée de leur façon de faire (établissement du prix de vente, mise en marché, visites et suivis, etc.) et de leurs conditions de rémunération (commission). Sur ce dernier point, retenez qu’aucune loi, aucun règlement, ni aucune norme ne balise cette rétribution qui correspond généralement à un pourcentage prélevé sur le montant de la transaction. Sachez aussi que cette commission est taxable! Un courtier qui vous en informe spontanément agit avec transparence et cela peut contribuer à créer un climat de confiance. Il est à noter que le taux de commission établi doit tenir compte d’un partage éventuel de la rétribution avec un courtier qui représenterait un acheteur. Questionnez-les au sujet des dernières transactions qu’ils ont conclues dans le même quartier ou pour le même type de propriété que la vôtre. Autre aspect à considérer : leur disponibilité. Un courtier qui gère un grand nombre de contrats de courtage dispose du coup d’une grande visibilité. Peut-il tout de même vous assurer qu’il aura tout le temps requis à consacrer à la vente de votre immeuble (mise en marché, visites, etc.)? N'omettez pas d’aborder les modalités du contrat de courtage. Quelle sera la durée du mandat? Un an, six mois ou trois mois? Interrogez les courtiers contactés sur leur niveau d’expérience professionnelle ainsi que sur leurs plus récentes activités de formation. Notez que tous les détenteurs d'un permis de courtier immobiliers doivent suivre des activités de formation liées à l'exercice de l'activité de courtier lui permettant d'accumuler un minimum de 18 UFC par cycle de deux ans. Dans ce dernier cas, l’OACIQ peut le confirmer. Pour toute information liée au courtage immobilier, on peut obtenir de l’assistance auprès de l’OACIQ.

Pour le reste, gardez en tête que l’établissement des règles du jeu n’est que la première étape de l’opération. À ce stade, l’essentiel reste encore à faire : vendre la maison! Et la meilleure façon de s’assurer que tout se déroulera comme souhaité est de prévoir un suivi avec le courtier. Maintenez un lien étroit en communiquant avec lui sur une base régulière pour être informé de l’évolution du processus. Après tout, nul ne pourrait vous reprocher de voir à vos affaires.


Source : CAA Québec





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